Se retournant une fois de plus dans son lit, Cutler se redressa vivement et fixa avec rage l’infernale pendule qui produisait ces tic tacs agaçants, l’empêchant de dormir depuis une bonne heure déjà. Rabattant les draps sur le côté, il se hissa du lit, posant ses pieds à terre et prit sa tête entre ses mains pour tenter de calmer la migraine imminente. Il soupira, résigné et se leva finalement pour prendre la direction de sa salle de bain personnelle. Prenant son temps, il fit appeler un de ses hommes pour chauffer l’eau du bain et attendit patiemment que celui-ci revienne. Cutler commença alors par enlever sa chemise, et quand l’autre lui ramena enfin l’eau chaude il se dévêtit complètement puis se glissa dans l’eau.
Respirant avec calme, il ne faisait plus un bruit et fixait avec somnolence le bout de ses doigts de pied, ses yeux se fermèrent malgré lui, brisé par sa nuit inachevée.
« Père ! Au secours père, venez m’aider… Je vous en supplie. »
Les cris de l’enfant se répercutèrent contre les parois rocheuses du puits, et s’entrechoquèrent par les sanglots qu’il ne parvenait plus à calmer. Sa gorge était désormais en feu depuis le temps qu’il appelait à l’aide, et la tonalité de sa voix commençait à perdre en intensité. Depuis combien de temps était-il enfermé ici. Une heure ? Peut être deux. A vrai dire, il n’en avait plus aucune idée, tout ce qu’il voulait, c’était sortir de là et oublier, oublier tout.
L’eau était glacée et commençait à lui paralyser les jambes, qu’il ne cessait pourtant de remuer avec courage et persévérance. Pourquoi donc se battre, il était de toute manière perdu. D’ici une heure tout au plus, il sera aussi mort que le cadavre qui flottait derrière lui.
« Père… Aidez-moi… »
Après avoir lâché cette phrase d’une voix totalement éteinte, il abandonna la lutte. Son corps alors, ne résista plus et tout doucement, il se sentit couler vers le fond, le bas de son visage entièrement immergé…
***
Se réveillant soudainement, Cutler ouvrit en grand la bouche et respira tout l’air que pu contenir ses poumons. Réalisant peu à peu qu’il s’était assoupi et avait sombré dans les méandres de son enfance qu’il tentait de garder enfouit, il se passa de l’eau sur le visage et se lava finalement. Propre, habillé et coiffé, il s’arrêta devant un miroir et fit une grimace en voyant des cernes logés sous ses yeux d’un bleu d’azur.
« Tu as une sale tête aujourd’hui Cutler… »
« Je le sais Gray… Je le sais… »
Il n’avait pas dormit de la nuit et ses songes étaient sans arrêt en train de lui repasser cette scène, qu’il n’oubliera jamais, au ralenti. Comment effacer une nuit aussi longue et interminable de toute manière ? Cela était impossible et le jeune garçon qu’il était à cette époque avait bien conscience qu’il garderait à jamais des séquelles pour le restant de ses jours.
« Tu as encore crié cette nuit Cutler… Encore ce cauchemar ? »
« Si seulement ce n’était qu’un cauchemar Gray…Hors mes rêves n’en sont plus, ils sont bien ancrés dans la réalité et ne cessent de me tourmenter, même lorsque je dors ! »
« Veux-tu en parler ? »
Il sembla réfléchir mais se contraint à garder le silence sur cette horrible affaire.
« Non… Ce n’est pas une histoire pour toi… Oublie tout cela Gray, tout ira bien, ne t’en fait pas. »
Il prit sa main dans la sienne et lui sourit pour la réconforter. Puis il se dirigea vers le salon et alla saluer le jeune peintre qui était présent pour lui faire son portrait. Grace l’avait rejoint dans le salon et le fixait d’un air inquiet. Cutler se tourna vers sa jeune sœur et lui fit un clin d’œil puis suivit les indications de l’artiste.
« Faites aussi le portrait de ma sœur, je veux quelque chose qui me rattache à elle quand je pars en mer… »
« Bien mylord. »
Secouant la tête, il se remit les idées en place et sortit de sa cabine, décidé à ne plus repenser à son passé. Enfin, essayer en tout cas. Jetant un regard sur le portrait de sa sœur, il sourit et détourna le regard. Il remonta sur le pont et surveilla chaque fait et geste de ses hommes, veillant au bon fonctionnement de son équipage. Puis il sortit quelque chose de sa veste, une espèce de fin bâtonnet fait de morceaux d’herbes hachées et entièrement recouvert de papier. Il s’apprêta à le placer entre ses lèvres lorsqu’une voix froide retentit dans son dos.
« Vous ne devriez pas toucher à ces choses-là, mylord. »
« David… Je suis assez grand maintenant pour savoir ce que je dois faire ou pas ! Allez agacer quelqu’un d’autre avec vos remontrances et laissez moi fumer en paix. »
Tournant la tête, il put apercevoir David grimacer et tourner les talons. Il sourit et reporta son attention sur l’océan en fredonnant une musique.
***
« Cutler, vous allez me faire le plaisir d’aller en ville et chercher un cadeau d’anniversaire pour votre mère ! »
« Mais père ! Mère m’a dit qu’elle ne souhaitait pas… »
« Cutler ! Cessez de me répondre et obéissez ! D’ailleurs, pour être sur que vous ferez ce que je vous demande, nous irons en ville ensemble. »
« Bien père. »
Résigné, il monta dans sa chambre se préparer, enfilant un vêtement avant que son géniteur ne lui en fasse la remarque, et sortit une fois prêt. Il y a une figure à donner, il faut paraître, la noblesse l’exige, comme dirait son père de sa voix dure. Jetant un regard dans le miroir, il vérifia son allure et la jugea correcte pour sortir en société. Ses cheveux bruns étaient coupés court, ordonné et ses vêtements bien en place. Ne pourtant que des couleurs sombres, il avait opté pour une veste noire qui mettait son corps en valeur et d’un pantalon en cuir noir, légèrement caché par des bottes montant à mi cuisses. Son père allait encore lui faire la morale sur ce genre de pantalon mais après tout, il était un homme maintenant et dirigeait sa vie comme il l’entendait. « Je suis prêt. »
« Bien allon…Quel est ce pantalon ?! »
« Un pantalon ! Et non je ne le changerai pas ! »
Coupé dans son élan, Lucien Beckett resta bouche bée et ravala ses mots. Il se hâta vers l’extérieur sans un mot et monta dans la calèche, suivit de son fils. Une fois arrivé dans les ruelles de la ville, les deux hommes descendirent de voiture et empruntèrent un chemin menant aux boutiques. Cutler fut attiré par l’une d’entre elles et y entra. Il chercha la perle rare et au bout d’une demi-heure de recherche, il dénicha une boite à musique ou sa mère pourrait y mettre ses bijoux.
« Je vous prends cela… »
« Bien monsieur… Elle vaut mille shillings monsieur… »
« COMMENT ? C’est une plaisanterie j’espère ? »
« Pas du tout monsieur. Elle est en or ! »
Le regardant d’un air blasé, il observa la boite sous tous ses angles et vit effectivement des petites lignes dorées.
« Elle ne les vaut p… »
Mais son père qui était posté juste derrière lui, lui mit un coup de canne derrière la tête, faisant grimacé le jeune lord et sourit d’un air hypocrite au vendeur.
« Il la prend ! »
Cutler paya son achat mais ressortit du magasin énervé et dégouté d’avoir perdu autant d’argent pour une si petite boite. Demandant à son père s’ils pouvaient aller faire un tour au parc, celui-ci acquiesça et ils longèrent les ruelles qui menèrent tout droit aux jardins. Marchant silencieusement, Cutler observa l’objet qu’il tenait entre ses mains et se demanda si sa mère aimerait son présent, quand il fut distrait de ses rêveries par des pleurs d’enfants. Il releva la tête et chercha d’où venaient ces sanglots. Elle était là, elle, si belle et pourtant si triste, celle qui en grandissant, deviendrait une magnifique jeune femme, il en était certain. Ses yeux, de couleur vert, larmoyants inspiraient la compassion et malgré son jeune âge, ce regard émeraude le faisait ployé et baisser les yeux sous la force qui émanait d’elle.
Il s’agenouilla devant elle et posa sa main sur sa joue humide. Les mots étaient inutiles à cet instant précis, seul son regard en disait long. Il baissa un moment sa tête en direction de la boite qu’il tenait entre ses mains et la tendit à la fillette qui serra l’objet contre son cœur puis le jeune lord déposa ses lèvres sur son front et se releva.
« Qu’est-ce que…non… »
Mais alors que la petite lui était enlevé par cette horrible bonne femme, son père attrapa son bras et le força à s’en aller, lui expliquant qu’il avait mauvaise réputation auprès de certaines familles.
« Mais… Elle oublie sa boite père… »
Il était déjà trop tard et quand il tourna les yeux derrière lui, il vit la petite blondinette courir vers le bac à sable pour récupérer son nouveau trésor.
*** - Mylord ? Mylord…Est-ce que tout va bien ?
- Hum…Oui pardonnez moi, j’étais seulement en train de…ce n’est pas important.
♂ • 40years old • dirigeant de la compagnie des Inde • Aout 1684, 9 • Lion • Rat • Marié • Conservateur & businessman • Immensément riche • EITC°
I.
ETIQUETTE ► Il arrive que des personnes vous attribuent une quelconque étiquette, et s'emplissent de préjugés vous concernant, ou bien, vantent vos exploits auprès de leurs proches. Où que vous allez, dites nous, que raconte-t-on sur vous ?
FAMILLE ► Expliquez nous quelques détails à propos de votre famille, ou du moins, de ses principaux membres. Quelles sont vos relations avec eux, que font-ils dans la vie, sont-ils en vie, ou décédés ?
ORIGINES ET NATIONALITE(S) ► Que vous soyez né(e) dans tel ou tel continent, on ne peut nier que vous disposez sûrement d'origines sanguines. Comment étaient vos ancêtres ? Et avez-vous à une période donnée, collectionner les nationalités ?
TRAITS DE CARACTERE ► De part quelques lignes, ou bien une assimilation d'adjectifs, détaillez-nous en profondeur ce qui vous motive à agir de la sorte, quels sont vos principaux défauts et qualités, ainsi que leur impact sur autrui.
INFORMATIONS ► Si vous avez quelques informations complémentaires à propos de votre personnage, inscrivez-les ci-dessous. (5) ◊ Écrivez-là. ◊ Écrivez-là. ◊ Écrivez-là. ◊ Écrivez-là. ◊ Écrivez-là.
MANIES ET TICS&TOCS ► Tout le monde dispose de ses petites habitudes, tics, et manies ; mais plus particulièrement, quels sont les vôtres ? Nous vous écoutons, dévoiler votre face cachée.
♥Ce qu'il/elle aime. (assimilation de mots/aucune limite) ØCe qu'il/elle déteste. (assimilation de mots/aucune limite)
SIGNES PARTICULIERS ► Possédez-vous des cicatrices, des tatouages ou un quelconque signe qui indiquerait à quiconque qu'il s'agit bien de vous ? Votre corps dispose aussi d'un passé, laissez-nous en apprendre plus sur votre histoire.
CONVICTION ET IDEAL ► On en a tous. Tout être humain est dôté de convictions, et d'un idéal qu'il souhaite atteindre au fil du temps, ou bien au gré du vent. Que racontez-vous à ce sujet ?
II.
◊Imaginez-vous sur un navire qui commence à couler, vous êtes seul, vous êtes obligé de plonger, mais vous avez le choix d’emporter quelque chose avec vous, vous choisissez entre :
[ ] 1. Sauter par-dessus bord sans prendre quoi que ce soit. – vous vous dites que votre vie est plus importante qu’un objet qui ne vous servira peut être pas – [ ] 2. Prendre une bouteille de rhum. – le pire de la mort ? ne pas avoir d’alcool – [ ] 3. Vous précipiter pour chercher un objet qui à une immense valeur matérielle. – vous refusez de partir sans votre fierté personnelle matérielle et puis qui sait, il y a peut être un trafic sur une île quelque part où vous pourrez le vendre – [ ] 4. Vous emportez une arme avec vous. – il y a peut-être des ennemis en mer – [ ] 5. Vous êtes gourmand et emportez tout un sac de babioles avant de sauter à la mer ! – même si vous risquez de couler avec, tant pis ! –
◊Et vous avez sauté à la mer ! Mais au loin, une île se dessine devant vous. Vous décidez alors de nager, et une fois arrivé sur le sable fin, vous remarquez que votre lieu de refuge s'avère être habité par des indigènes qui ne parlent pas votre langue...
[ ] 1. Vous établissez un campement à l’abri de tous, en espérant qu’un navire passera par-hasard par là. – l’espoir fait encore vivre – [ ] 2. Vous tentez de négocier avec les occupants de l’île de toutes les manières possible pour vous faire comprendre, et vous réussissez ! – autant se faire le plus d’alliés que possible – [ ] 3. Vous la jouez perso et menacez tout le monde avec une arme… – opportunité suicidaire, bien que possible, étant donné le peu d’habitants et leur ignorance des armes à feu – [ ] 4. Vous devenez leur chef et vous installez ici le temps qu’on vienne vous chercher. – et puis, vous êtes le leader d’une tribu, le rêve non ? – [ ] 5. Vous vous immisciez parmi eux et vendez vos objets personnels, en guettant la plage.
◊Grâce à vos capacités, les indigènes vous ont indiqués un endroit situé sur une carte, là où un somptueux trésor se cacherait, au fond d'une grotte. Mais le chef de la tribu s'oppose fermement à ce que vous vous y rendiez, prétendant que c'est bien trop dangereux...Que faites-vous ?
[ ] 1. Vous le tuez, sans une once de remord. – qui est-il pour oser vous dicter ses lois ? – [ ] 2. Vous tentez de négocier habilement en lui promettant de lui ramener le trésor pour sauver sa tribu ! – vous êtes une âme charitable, vous vous fichez de l'or... – [ ] 3. Vous vous fichez de son opinion, et foncez tête baissée dans cette grotte, seul(e) et déterminé. [ ] 4. Vous êtes plutôt malin, et emportez un des indigènes avec vous, pour qu'il vous serve de guide après l'avoir manipulé en lui promettant une part du trésor ! – rien ne vous oblige après de la lui donner... – [ ] 5. Vous prenez son avis en compte et rebroussez chemin, préférant chercher un moyen de quitter cette île, au lieu d'explorer une grotte macabre.
◊Vous êtes malgré tout entré dans la grotte, et vous arpentez les couloirs sombres de cette dernière. Une fois arrivé au fond de l'endroit, vous découvrez un somptueux coffre remplit d'or ! Vous vous apprêtez à vous en approcher jusqu'à ce qu'un bruit retentissant vous alerte, vous, et votre compagnon indigène. La grotte commence à se détruire...Et il ne reste plus qu'une sorte menant à l'extérieur, mais le temps vous est compté...
[ ] 1. Vous abandonnez le trésor et courrez vers la sortie avec votre acolyte, et enfin, vous êtes libres ! Mais sans un sou. [ ] 2. Vous décidez d'être lâche, et vous jetez votre compagnon indigène vers la sortie pour vérifier si ce n'est pas piégé avant de vous y rendre... – c'est vrai, après tout, qui vous dit qu'il n'y a pas un piège ? – [ ] 3. Vous décidez d'emporter le coffre avec vous, tandis que votre compagnon s'est déjà enfuit, en voyant la grotte s'écrouler au-dessus de vos têtes. – mais difficile d'avancer avec un si gros coffre et des débris de pierres qui se jettent sur vous... – [ ] 4. Vous réfléchissez trente secondes, et ordonnez à votre compagnon indigène de porter le coffre à votre place avant de courir vers la sortie. – et si une grosse pierre s'écroule sur lui, tant pis, au moins, vous aurez fait le plus gros du chemin et il ne vous suffira plus que de vous baisser pour ramasser le contenu du coffre étalé au sol – [ ] 5. Vous remplissez vos poches de pièces d'or, et courrez vers la sortie, mais au même moment, un gros rocher menace de s'écrouler sur vous, alors vous poussez votre compagnon à votre place pour sauver votre peau. – ce n'est qu'un indigène après tout... –
◊Malheur, une fois sortit de l'île, vous apercevez de nombreux navires. C’est la guerre, deux camps sont en opposition et il vous faut choisir un parti le plus vite possible avant le déclenchement des hostilités…
[ ] 1. Choisir un camp ? Pas besoin, c’est vous le chef d’un des partis. – et vous vous trouvez le plus fort, vous allez gagner, obligatoirement – [ ] 2. Vous jouez ça à pile ou face. – quelle importance ? tant que vous vous défoulez, après vous verrez – [ ] 3. Vous vous battez pour vos amis, vos proches ou votre amour. – et la guerre sera sanglante – [ ] 4. Vous vous arrangez pour rejoindre le camp des plus forts. – une fois assuré qu’Untel va gagner à 100%, votre choix est fait ! – [ ] 5. Vous fuyiez en cours de bataille lorsque votre groupe commence à perdre, et vous réfugiez dans l’autre camp, ni vu ni connu … – après tout, la survie avant tout, hein ! –
III.
Pseudonym ● Age IRL ● Comment avez-vous connu le forum ? ● Votre opinion sur ce dernier ? ● Célébrité choisie ● Mot de Passe (cf règlement) ●